Plongez dans votre propre monde, et incarnez un Humain, un Vampire, un Loup-Garou ou un Métamorphe... [Hentaï/Yuri/Yaoi soft accepté][NC-15]
 
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 Vampire's obsession...

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Heaven Messalyn

Heaven Messalyn

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MessageSujet: Vampire's obsession...   Vampire's obsession... EmptyVen 25 Sep - 19:11

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Je me rappelle ce jour… la première fois où je t’ai vu…
Il neigeait en ce début de janvier. Nous n’avions pas eu droit au moindre flocon durant les fêtes de fin d’années, en revanche, depuis trois jours un épais manteau blanc s’était étendu sur le paysage. J’étais debout devant la fenêtre, mes mains gourdes d’enfants étaient posées sur la vitre glacée, encadrant un visage curieux mais anormalement mélancolique. Ma respiration créait des auréoles de buée sur la surface transparente du verre, cela dit je n’y prêtais pas vraiment attention. J’étais pleinement concentrée sur ce qui se passait loin des murs de la maison, loin de cette si chaleureuse prison…
Dehors, les petites perles blanches tourbillonnaient sous l’assaut d’un vent joueur qui ne leur laissait pas de répit, avant de se heurter au tapis cotonneux qui recouvrait le sol. Tout était d’une telle blancheur ! D’une telle pureté… mais rien ne l’était plus que toi, évidemment.

Pour ma part, j’admirais ce spectacle retraçant des yeux les trajectoires des flocons libres mais éphémères. Tout ce que je n’étais pas… et ne serais certainement jamais.
Les branches rachitiques des grands arbres bordant la rue déserte ployaient sous le poids de la neige qui s’accumulait et je m’amusais à pronostiquer quand celle-ci finirait par en retomber. De temps en temps, une voiture venait ruiner la tranquillité solennelle et harmonieuse de l’endroit, comme le bourdonnement gênant d’un insecte que l’on se hâterait de chasser.
Tout était étrangement calme… comme s’il n’y avait soudain plus âme qui vive. Jusqu’à ce que tu arrives bien sur…

Je me souviens qu’il régnait dans l’air une odeur froide, propre à l’hiver… tu ne la sentais pas toi, n’est-ce pas ? Mais elle était bien présente pour moi. Ni agréable, ni désagréable. A vrai dire, je préfère l’odeur des saisons chaudes comme le printemps ou l’été… la senteur du soleil et des fleurs… des fragrances lumineuse comme la tienne.
Je me rappelle aussi que j’avais froid malgré le feu qui crépitait dans la grande cheminée du salon. J’étais bien couverte pourtant. Des collants en laine bleu marine, une petite jupe blanche, un pull dans les même coloris et des petites chaussures vernis… C’est amusant comme certains détails peuvent rester ancrés dans la mémoire…

Quoi qu’il en soit, je rêvassais, préoccupée par toutes les futilités qui peuvent contrarier une fillette de sept ans. Combien de temps suis-je restée ainsi immobile à attendre ? Je l’ignore. D’ailleurs, qu’est-ce que je pouvais bien attendre à part toi ? Aujourd’hui, je serais incapable de te répondre. Tu as pris trop d’importance pour que je puisse réellement patienter pour autre chose que pour toi…
Enfin… Je pense qu’au moins une heure s’était écoulée avant qu’un véhicule ne s’immobilise dans l’allée. Le crissement des pneus m’avait tiré de ma torpeur et j’avais froncé les sourcils, mécontente d’être troublée dans ma réflexion. Puis le ronflement du moteur s’était tus en même temps que la musique qui s’élevait malgré les vitres closes de l’automobile…
Une femme en est sortie faisant couiner la neige sous ses chaussures à hauts talons qui laissèrent sur le duvet immaculé des empruntes très nettes. Elle était jolie… la beauté classique d’une humaine. De longs cheveux châtain qui, je le découvrirais plus tard, dégageaient toujours une petite odeur de jasmin. Une bouche fine et souriante et des yeux similaires aux tiens quoi que bien moins attrayants. Sa démarche gracieuse retint un instant mon attention tandis qu’elle s’éloignait, emportant une petite valise qu’elle tirait derrière elle non sans mal.
Ce fut bientôt le tour d’un homme de sortir. Grand, robuste sans être réellement musclé, une petite moustache bien taillée… la trentaine à vue de nez. Bref, globalement quelconque. Il m’indifféra aussitôt… d’autant plus que son fils apparut, faisant ainsi son entrée en scène… et pas des moins remarquables, crois-moi !
Tu l’as deviné, n’est-ce pas ? C’était toi, l’enfant. La femme et l’homme… tes parents… étaient si insipides comparée à ta personne…

Tu es sorti, dépliant des jambes fines et un peu trop longues pour ton âge. J’ai plissé les yeux pour mieux te voir, collant mon nez contre la vitre comme pour me rapprocher au maximum de toi. La première chose qui me frappa ce fut tes cheveux. Ils étaient blancs comme la neige… Une franche inégale te barrait le front, venant inévitablement obstruer ton champ visuel. Ça devait te gêner puisque tu la repoussas presque immédiatement dès que tu eu refermé la portière derrière toi.
En fait, tu te fondais merveilleusement dans le décor. Cette couleur, sans parler de ta peau diaphane, t’offrait une allure effroyablement innocente… Pourtant, tes yeux… ils semblaient briller si forts ! Un peu comme les miens lorsque je suis affamée. Rouge comme ton sang si précieux… Sauf qu’ils n’exprimaient pas la faim ou la méchanceté. Toutefois, ils n’apparaissaient que de courts instants derrière le voile battant de ta chevelure dont les mèches te fouettaient le visage sous l’effet de la brise impétueuse.
Ta silhouette enfantine se dessinait en filigrane sous le claquement de ta veste noire agitée par des tourbillons capricieux mais je devinais sans peine ta finesse. Pas de la maigreur mais pas très loin… Comme je l’espérais les bourrasques se calmèrent quelque peu et l’accalmie momentanée me permit de mieux te distinguer.

Tu avais l’air un peu perdu… mal à l’aise… tellement fragile…
Je te vis frissonner tandis que les flocons s’accrochaient à tes vêtements sombres. Tes joues arboraient une jolie couleur rose, preuve de ta sensibilité au climat peu clément.
Tes longs cils et la douceur de ton visage avaient quelque chose de légèrement androgyne qui ne te rendait que plus captivant encore. Toutefois, ce n’était pas suffisant pour tromper qui que ce soit et surtout pas moi. Tu étais un garçon, probablement d’un ou de deux ans mon aîné si je m’en fiais à ta morphologie.
J’étais touchée par le tableau que tu offrais sans savoir l’expliquer. Tu étais beau. Plus que tous les autres. Tu le sais, les nés vampires sont tous beaux, gracieux… désirables… au delà de l’humain. Mais toi… toi tu étais beau dans ton humanité plus qu’aucun vampire ne l’était à mes yeux. C’était… fascinant. Tes traits étaient d’une imparfaite perfection qui me subjuguait littéralement.
Tu sais combien les vampires sont émotionnels et passionnés… en tout cas, il me fallut moins de deux secondes pour faire de toi ma nouvelle obsession.

Je te fixais sans parvenir à y croire. Même si tu étais visiblement plus âgé que moi, à mes yeux tu étais un peu comme… disons qu’à l’époque je te portais le même sentiment que l’on aurait pour un chiot ou un chaton que l’on voudrait protéger. Tu étais mortel et faible et je trouvais ça affreusement mignon et très attirant. J’avais déjà vu des enfants humains et j’avais toujours été intrigué par eux mais jamais autant que par toi… D’ailleurs tu n’avais pas mon expérience de la vie… tu ne l’aurais jamais. La faute à ce gouffre qui sépare les humains des vampires et également celui qui sépare les nés vampire de ceux qui le sont devenus…

Tes yeux courraient autour de toi sans me voir ainsi je pouvais t’observer en tout impunité. Ton père te demanda quelque chose auquel tu répondis, m’arrachant un sourire. Une voix profonde qui n’avait pas encore muée mais qui n’était pas fluette pour autant.
Je m’étais alors concentrée pour pouvoir entendre les battements de ton cœur. Un son tenu, étouffé par la distance qui nous séparait mais que je trouvais grisant. Je crois que j’eu immédiatement pour toi une bouffé de désir… pas de désir sexuel, bien sûr. Cela ne viendrait que plus tard, quand j’aurais plus de maturité. Néanmoins, j’eu du mal à contrôler la pulsion qui me poussait vers toi... celle-là même qui me pousse encore aujourd’hui.
Tu me donnais tellement envie que mes crocs étaient sortis naturellement, sans que je ne m’en rende compte. Je voulais ardemment te goûter à cet instant. Heureusement, j’étais suffisamment lucide pour ne rien tenter, pour rester sagement derrière la fenêtre à imaginer la saveur de ton liquide vitale.

Encombré d’une lourde valise, tu te mis en marche. Tu avais l’air minuscule malgré tes cinq bons centimètres de plus que moi. Frustrée, je te vis disparaître et me précipitai furieusement à l’autre fenêtre, espérant pouvoir t’admirer un peu plus longtemps. Je te « suivis » de la sorte jusqu’à ce que je sois incapable de t’apercevoir… Autrement dit, jusqu’à ce que tu t’engouffres dans ta nouvelle maison.
Cependant, je n’eu pas à attendre bien longtemps car tu réapparus bientôt en compagnie de adultes. Le déménagement se poursuivit sous mes yeux avides. Je ne réussissais pas à détacher mon regard de ta personne. Le moindre de tes mouvements étaient passés au peigne fin, le moindre battement de cils, le moindre sourire… J’écoutais avec intérêt les mots que tu prononçais, aimant te voir t’afférer et répondre aux consignes de tes géniteurs.
Au fond de moi, j’étais ravie. Tous mes soucis venaient de s’envoler avec ton arrivée. Rien n’avait plus d’importance à part toi. Tu venais vivre à quelques mètres de chez moi et c’était à mes yeux une véritable aubaine. Une tentation sans nom aussi… mais tu étais un tel régal pour les yeux… à défaut de l’être pour mes lèvres.

Au bout d’un moment, tu as relevé la tête, posant précisément tes yeux sagaces dans ma direction. Il t’avait fallut prêt d’une demi-heure pour réaliser que tu étais épié… Tu m'as alors regardé, la mine incrédule, clignant plusieurs fois des yeux comme pour t’assurer que j’étais bien réelle… comme je l’avais fais moi-même te concernant d’ailleurs. En outre, je pouvais remercier le ciel d’avoir eut la présence d’esprit de rétracter mes crocs depuis déjà plusieurs minutes. On s'est fixé un instant qui m'a parut incroyablement long… un instant où je me suis réellement sentis aux anges quoi qu'effroyablement tendue. C’était intense… pour moi, du moins. Tu paraissais me jauger. Moi, j’avais largement eu le temps de le faire, aussi subissais-je le poids de tes prunelles hypnotiques sans ciller. Avec une hésitation palpable, tu as levé la main dans un petit signe si classique… si humain… un salut amical. Je me suis empourpré violemment et, soudain très embarrassée, me suis éloignée de la fenêtre pour échapper à tes iris bouleversants. Ton regard me semblait si dur à supporter ! Il recelait bien trop de choses, déjà à l'époque.
Quoi qu'il en soit, tu ne pouvais plus me voir. Pour toi, la petit fille timide mais curieuse avait disparu. En réalité, ma vision était plus perçante que la tienne et si je me tenais de façon à ce que tu ne puisses pas me voir, je ne te quittai pas des yeux une seconde.
Ensuite, tu es retourné t’abriter bien au chaud dans la bâtisse voisine… me laissant seule et très agitée.

Ce soir là, je me fis sévèrement réprimander par mon père car je n’avais pas cessé de parler de nos nouveaux voisins humains. Quant à cette nuit là, je rêvais de toi pour la première fois… la première d’une très longue série.
Toi, lové dans ton petit lit, tu ne devais déjà plus songer à la fillette que tu avais entraperçue. Tu avais tellement d’autres sujets de préoccupations, d’autres choses à penser. Nouvelle maison, nouvelle école… Une nouvelle vie commençait pour toi. A bien y réfléchir, c’était le cas pour moi aussi. Oui, en parallèle, une nouvelle vie débutait, une nouvelle vie dont tu allais rapidement devenir le centre. Que dis-je ?! Une nouvelle vie dont tu étais à l'origine, serait plus exact.
Finalement, rien n’a tellement changé. Tu es omniprésent dans mes pensées quand toi tu te refuse de me laisser vagabonder dans ton esprit… C’est un peu… cruel tu ne trouves pas ?
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